La coproscopie chez le chien est un examen vétérinaire parfois nécessaire pour évaluer la santé digestive et le statut parasitaire de votre animal. Réalisée à partir d’un échantillon de selles, elle permet de détecter la présence de parasites intestinaux, visibles uniquement au microscope. Cet outil de diagnostic aide à adapter le traitement antiparasitaire et à prévenir certaines maladies.

La coproscopie est une analyse des selles du chien destinée à repérer la présence d’œufs, larves ou protozoaires responsables d’infestations intestinales. Elle fait partie des examens de routine recommandés en médecine vétérinaire préventive, car elle permet d’évaluer l’efficacité des vermifuges et de détecter les infestations précoces.
Le vétérinaire examine un petit échantillon de selles à l’aide d’un microscope après un traitement spécifique (flottation, centrifugation…), ce qui permet d’isoler les œufs de parasites et d’identifier leur type. Cette méthode est rapide, précise et non invasive, idéale pour un suivi régulier.
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La coproscopie permet d’identifier les vers ronds (ascaris, ankylostomes), les vers plats (ténias), ainsi que les protozoaires tels que Giardia ou Coccidia. Ces parasites peuvent provoquer des troubles digestifs et, dans certains cas, se transmettre à l’Homme.
Après un traitement, la coproscopie vérifie l’efficacité du vermifuge. Certains parasites peuvent résister à certains médicaments, d’où l’importance de ce contrôle.
Les chiots, les chiens immunodéprimés ou vivant en collectivité (élevage, refuge, pension) sont plus exposés aux infestations parasitaires. Un suivi coproscopique régulier est donc conseillé.
Une diarrhée persistante, un amaigrissement ou des selles anormales doivent alerter. La coproscopie aide à déterminer si ces signes sont liés à une infestation parasitaire ou à une autre affection digestive.
Prélevez une petite quantité de selles fraîches (environ une cuillère à soupe) à l’aide d’un sac ou d’une spatule propre. Idéalement, il faut 3 prélèvements de 3 selles émises à des moments différents.
Si le prélèvement ne peut pas être apporté immédiatement, conservez-le dans un récipient hermétique au réfrigérateur pendant maximum 24 heures.
L’échantillon est préparé en laboratoire puis observé au microscope pour repérer les éventuels œufs, larves ou protozoaires.
Chaque parasite a une morphologie spécifique, permettant d’identifier précisément le type d’infestation et d’adapter le traitement.
Les résultats sont interprétés par le vétérinaire, qui détermine la présence ou non de parasites et la gravité de l’infestation avant de proposer un protocole de traitement adapté. Vous pouvez prendre rendez-vous dans une clinique vétérinaire proche de chez vous pour réaliser cet examen.
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Pour un chien en bonne santé, il peut être conseillé de réaliser une coproscopie une fois par an.
Chez les chiots ou les chiens vivant en groupe, une coproscopie trimestrielle peut être recommandée, car le risque d’infestation est plus élevé.
Une coproscopie quelques semaines après un vermifuge permet de s’assurer que le traitement a été efficace.
La coproscopie est un examen de dépistage, tandis que le vermifuge est un traitement préventif ou curatif. Elle permet d’adapter le choix et la fréquence du vermifuge.
Non, c’est un examen totalement indolore, car il se base uniquement sur l’analyse de selles prélevées par le propriétaire.
Le tarif dépend de la clinique et des analyses complémentaires effectuées, notamment en cas de suspicion de parasites spécifiques.
Le prélèvement peut être fait chez soi, mais l’analyse doit être réalisée par un vétérinaire ou un laboratoire agréé pour garantir la fiabilité des résultats.
Pas forcément, mais elle est recommandée pour ajuster le traitement antiparasitaire à chaque chien et éviter les vermifuges inutiles.